Bonjour à tous.

Découvrez son histoire, et suivez ses nouvelles aventures.

Un long voyage de 20 années avec son précédent propriétaire. De belles aventures, en traversant les océans et en visitant de très nombreux pays. Depuis, son voyage s’emble s’etre arreté à Nouméa, mais qui sait….
Je vous propose de partager tous les événements liés de près ou de loin à ce bateau singulier. Vous y trouverez de multiples rubriques comme celles relatives au bricolage ou à son entretien.  Je vous ferai partager ma « façon de faire » comme par exemple pour la réalisation d’un moule de safran, ou une console d’instruments de navigation. Je vous ferai part également de mes choix technologiques, dans l’acquisition de matériels et équipements nouveaux. Les recherches sur le Web sont longues et fastidieuses alors pourquoi refaire le travail que d’autres ont déjà faits. Bien-sur,  je n’ai pas le monopole de la vérité, et je suis toujours disposé à échanger voire changer d’avis lorsque les arguments sont bons.

Je vous souhaite un bon voyage.

Les mots (en vrac) ci-dessous, sont des mots clefs contenus dans divers articles de ce blog. Ils vous permettent d’accéder directement au sujet qui vous intéresse.   Ancre Rocna et CQR , instruments de navigation Furuno, réalisation d’un moule de safran, oxydation de l’inox, hélice Kiwiprops sdc, naufrage d’un catamaran de croisière.

Port Koubé sortie « Baleines »…

Samedi 13 Août 9h15, Citoyen passe la pointe de l’îlot Brun. Les conditions météo annoncées se confirment avec un vent ouest sud ouest de 15 noeuds. le téléphone sonne, c’est Morgane: « Salut capitaine, je te vois passer je suis au mouillage près des condamnées pour me protéger de l’Ouest » « Alors tu viens ou pas? » « oui j’arrive je te suis »… Elle n’arrivera jamais le moteur ne voudra pas démarrer. Bref, du Morgane tout craché!!! C »est pour ça qu’on l’aime, ou pas…. le cata file tranquillement 7 à8 nd voire 9 dans les surf, avec 1 ris dans la Gv cap sur le sud de l’ile Ouen. Porc Epic est à 8 heures quand je vois apparaître le spi fluo de Bip Bip puis celui de Bluedude. Aie, les fusées sont en vue. A quel moment vont elles nous rattraper? Aurons nous le temps d’emprunter le chenal avant elles et leur barrer ainsi le passage?

Port Koubé.
Album: Port Koubé.
Sortie "baleines"
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Elles ont le dos large les baleines… Mais c’est partie remise !

Le convoyage Koumac Nouméa

p1010545.jpgCa y est c’est fait j’ai signé le 27 Avril 2009 pour l’acquisition de ce beau bateau rempli d’histoire.Maintenant les choses sérieuses commencent. Il faut organiser le retour du bateau sur son mouillage habituel de la baie de l’Orphelinat p1010582.jpg à Nouméa.
Beaucoup de questions reviennent en masse. En effet, j’avais fait  cette acquisition de façon audacieuse. Au « feeling » de Fabrice (l’ancien proprio) car le bateau n’avait pas navigué depuis un bout de temps. Il était à la marina de Koumac depuis le début de la saison des cyclones, c’est à dire décembre 2008. Fabrice avait quitté le territoire, et revenait occasionnellement sur le caillou pour conclure sa mission administrative à Nouméa.

Nous voilà donc sur la route de Koumac avec mon amie pour pour le premier vrai rendez vous avec le bateau. Très long, trop longs ces 450 KM p1010508.jpg même avec les paysages super sympa du grand nord Calédonien. p1010509.jpg . Des lignes droites qui n’en finissent pas… p1010507.jpg Et bientot le couché du soleil qui nous fera réaliser que la rencontre ce passera probablement de nuit.

C’est effectivement à la nuit que l’on a ouvert pour la première fois la porte d’entrée. Tou t avait ete matossé ce qui representé à nos yeux dans le noir à un véritable bordel… Où ce trouve le tableau electrique? comment allume t on les lumière? Bref après quelques minutes on se dit qu’il est plus rudent d’aller au village acheter des lampes torches pour la nuit, et demain il fera jour… p1010545.jpg

De retour au bateau, on s’active à installer un petit coin pour dormir et on se prepare un petit repas fite fait.
Le reveille au petit jour nous tout de suite l’envie de découvrir ce nouveau terrain de jeu. La journée passera à une vitesse folle entre découverte et questionnement divers et variés. A quoi ca sert, ou ca va, comment on fait pourquoi ceci et pourquoi cela. Le tout sera jalonné de situations caucasses comme le remplissage des reservoir d’eau qui nous à valu une demie heure d’écopage de la coque tribors. Fred faisant du charme au voisin sur un mono (berc) ne s’est pas rendu compte que le cata commencé à pencher sur son tribord. Heureusement que j’ai eu la bonne idée de sortir sur le ponton pour m’apercevoir de ce naufrage en plein marina…. La honte!. p1010519.jpg p1010516.jpg

Bientot la suite!

Eugène Riguidel parrain du cata

Pas étonnant le nom de ce cata quand on connaît son parrain…!

C’est en effet par hasard, que je suis tombé sur cet article de Voiles et Voiliers N° 482 d’Avril 2011.  Le nom de l’article m’ a immédiatement interpellé et son contenu a fini de me convaincre. Pour confirmation, j’ai interrogé l’ancien propriétaire. Celui-ci m’à avoué qu’il connaissait très bien Eugène Riguidel qui était d’ailleurs le parrain du bateau. C’est de lui que le bateau porte ce nom m’a t il affirmé.

« Hello , 
je connais Eugène, il est le parrain du bateau, c’est grâce à lui que le cata porte ce nom, gilles est l’architecte du bateau, il est malheureusement mort d’un cancer peu de temps après la course Lorient saint bart Lorient , enfin je crois …
Bien à toi,
 F »

Ci-joint l’article paru dans le numéro 482 de Voiles et Voiliers.

eugneriguidel001.jpg eugneriguidel002.jpg eugneriguidel003.jpg eugneriguidel004.jpg eugneriguidel005.jpg eugneriguidel006.jpg

Le moule des safrans

Pour les raisons invoqués dans la rubrique entretien des safrans, voici une façon de réaliser un moule. 

En tout premier lieu il faut reprendre tout les « défauts » de votre safran qui servira de modèle. La moindre asperité ressortira à l’identique lors du démoulage.

1er étape, la réalisation du gabarit:

dscf0036.jpg    dscf0038.jpg   Après avoir tracé le contour du safran sur un conreplaqué, effectuer la découpe à la scie sauteuse. Couper sur le trait de manière à laisser un petit espace de 3mm environ entre le gabarit et le safran sur tout le pourtour.

2ème étape:

 dscf0039.jpg   dscf0041.jpg   dscf0040.jpg    Ajuster la face supérieur du gabarit sur la ligne médiane du safran précédemment repérée (ici j’ai utilisé un stylo de blanc correcteur, facile à tracer, facile à enlever…) . Sur les deux autres images, on voit des vis M6 qui sont vissées sur la planche pour effectuer un réglage fin de cet ajustement (en prenant appuie sur la table, les vis léve plus ou moins la planche pour effectuer ce réglage fin). C’est la partie délicate à ne pas négliger. En effet, si le plan de joint ne se trouve pas sur cette ligne médiane, alors il y aura recouvrement et le démoulage sera désatreux.

3éme étape:

dscf00421.jpg    dscf00432.jpg    L’utilisation de la pâte à modeler permet ici de clafeutrer les espaces. Très facile à faconner à l’aide d’une simple spatule. Il faut églement en mettre pour combler l’espace entre la partie inférieur de la planche et le safran. L’espace important du à l’épaisseur de la planche (ici du 16 mm) permet une bonne tenue mécanique de l’ensemble. Il n’est pas nécessaire de le faire sur tout le pourtour. Dans les angles et au milieu des grands segments suffira amplement.

4ème étape:

dscf00441.jpg    Appliquer une généreuse couche d’agent de démoulage. Ici effectué au pinceau, l’utilisation d’un pistoler à air comprimée donne un résultat parfait sans traces de poils. Laisser bien secher.

5ème étape:

dscf00451.jpg     dscf00491.jpg    Appliquer une bonne couche de « gelcoat » de résine isophtalique (qui ne séche pas en surface. Important pour la reprise de stratification) . Quelques minutes plutard, faire les congés en ajoutant une charge de type coloide pour obtenir une pâte à étaler avec le dos d’une cuillère en plastique. Ces congès sont indispensables pour que le tissu de verre ne soit pas trop contraint dans des angles trop vifs. Cela aurait pour effet de ne pas adhérer et de laisser la place à des bulles d’air. Le tout serait alors fragilisé.

6ème étape:

dscf00501.jpg    dscf00521.jpg     On peu assez rapidement passer à la stratification. Cependant l’utilisation de gelcoat vous permet de remettre à plutard (genre le lendemain) car il ne sechera pas complétement en surface. Il restera un « amoureux »…

Ici j’ai utilisé 3couches de mat de 400 grammes pour tout le voile, et une ou deux bandes en plus pour les renfort des congés et plan de joint qui vont subir des efforts important lors des moulages et démoulages.

7ème étape:

dscf0059.jpg    dscf00601.jpg    dscf00621.jpg    pour retirer le gabarit, il faut évidemment retourner l’ensemble et se sevir de l’alignement de ses cotés pour effectuer une découpe propre de la strat à l’aide d’une meuleuse d’angle. On peut facilement observer la peau qui à empêché l’adherence du gelcoat sur le safran. Les résidus de pâte à modelé qui ne sont pas partis avec le gabarit sont à enlever avant de recommencer depuis l’étape 4 pour la deuxième moitié du moule.

dscf00641.jpg   ici la pose du gelcoat sur le safran et le plan de joint constitué par le premier demi-moule.

Les safrans

Suite à une série d’avarie de safran dans mon entourage de voileux, je décide de faire une petite inspection de ceux de Citoyen du monde.

Première decouverte:

Une étrange corrosion de l’inox. Une sorte de corrosion en plaque. Les mèches etaient recouvertes d’une « peau » de resine époxy.  « Les plaques » correspondent à une infiltration d’eau entre l’epoxy et l’inox. Après de nombreuses recherches sur le Web il s’avère que l’inox doit être en contact avec de l’oxygène pour être inoxydable. Dès lors qu’il se trouve en milieu humide sans oxygène il se produit une corrosion de ce genre. Donc ne jamais rien mettre sur l’inox. Seulement le passiver et le polir pour le faire durer des années sans problème. 

dscf0065.jpg        dscf0066.jpg

Deuxième découverte:

Comme on vient de le voir, il ne faut rien mettre sur l’inox en milieu humide… Oui mais, que fait on pour la liaison mèche-safran? On fait de la révision systématiques’ car il n’y a pas de solution miracle. L’inox va se corroder (de façon infime de quelques microns) à cet endroit et laisser entrer l’eau peu à peu. Même si cela est infime au début, passé un certain stade il semblerait que le processus s’accelère. D’où la nécessité d’inspecter.

dscf0033.jpg Un révision simple consite à passer un coup de « Dremel » avec une fraise conique ou ovale pour s’assurer de l’étancheité et pour décaper l’inox qui sera probablement noirci à ce niveau. Ensuite reboucher à l’epoxy.

dscf0032.jpg Sur ce safran, une bonne « carrie  » s’était formée. Il en est sortie une boue de bois pourri. Après l’avoir nettoyé au mieux j’ai laissé le safran à la clim une bonne semaine pour enlever l’humidité. Il fait très humide sous les tropiques…

Après réparation:

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 Troisième découverte:

dscf0021.jpg     Le talon d’un safran presente une aspérité poreuse. Je crains que l’eau ne se soit infiltrée.

dscf0022.jpg          dscf0024.jpg     Je décide de sonder en percant de petit trous. Il y a effectivement un peu d’eau à l’interieur mais c’est surtout l’inpression de « mou » à l’interieur et cette substance noir qui resort avec le foret qui m’inquiète.  Je décide de prospecter davantgage.

 dscf00271.jpg     dscf00281.jpg     Je decouvre de la mousse noire de polyéthylène. Un genre de crashbox je suppose. De l’eau s’échappe de la mousse lorsqu’une legère pression est exercée. Ok c’est parti, on enlève tout et on refait à neuf.

 

dscf0030.jpg     dscf0029.jpg    Voià le resultat après expension de la nouvelle mousse (ENDURATHANE 3245N mousse de polyuréthane). Il ne reste plus qu’a refaire une petite strat à la résine époxy.

En conclusion:

Je prends la décision de faire un moule de mes safrans (les deux sont identiques). Cela me permettra d’en refaire un plus facilement dans l’urgence, voir d’en faire un de secours, tout léger, voire tout en carbone pour m’amuser un peu plus encore.

A voir dans la rubrique bricolage…